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Bilan des 8èmes Rencontres botaniques du Centre-Val de Loire (mise en ligne le 15/01/2018)

Les présentations des interventions des 8èmes Rencontres botaniques du Centre-Val de Loire du 18 novembre dernier sont désormais disponibles en téléchargement, ainsi que les enregistrements audio.

Le fascicule reprenant les résumés des différentes interventions est téléchargeable ici.


  1. Actualités du CBNBP - Jordane CORDIER (CBNBP)
  2. Bilan des découvertes flore vasculaire, bryophytes et fonge 2017 - Jordane CORDIER (CBNBP), Pierre BOUDIER, Florient DESMOULINS (CBNBP), Claudy JOLIVET (SHN41)
    2.1. Découvertes flore 2017 - Jordane CORDIER
    2.2. Découvertes de Fissidens rivularis en région Centre-Val de Loire - Florient DESMOULINS
    2.3. Diphyscium foliosum (Hedw.) D. Mohr en Eure-et-Loir : répartition et écologie - Pierre BOUDIER
    2.4. Mycologie : Présentation de quelques espèces patrimoniales
    2.4.1. Intervention de Florient DESMOULINS
    2.4.2. Intervention de Claudy JOLIVET
  3. Un siècle de mycologie avec la société d’Histoire naturelle de Loir-et-Cher - Claudy JOLIVET (SHN41)
  4. Connaissance de la flore lichénique du Centre-Val de Loire - Marie-Claude DERRIEN et Jeannine DEUMEULANT
  5. Inventaire bryologique réactualisé de la RNN des vallées de la Grand-Pierre et de Vitain - Rémi DUPRÉ (CBNBP), Florient DESMOULINS (CBNBP) et Pierre BOUDIER (Muséum de Chartres)
  6. Inventaire bryo-lichénique des troncs de quelques couples d’Erable négundo et de Peuplier noir sur Grande Île (Saint-Père-sur-Loire, Loiret)- Yann DUMAS (Irstea) et Hilaire MARTIN (Irstea)
  7. Présentation de l’outil de détermination de la flore vasculaire de France continentale « FloreNum » - Luc MARTIN (Biotope)
  8. Marsilea quadrifolia en Brenne (2005-2015), la fougère d’un seul bassin versant - François PINET (PNR Brenne)(support non communiqué)
  9. Quelques espèces d’orchidées en danger et nouvelles dans la région Centre-Val de Loire - Jean-Claude ROBERDEAU (SFO-CL) et Caroline IDIR (SFO-CL))
  10. Apport des inventaires botaniques de Bertrand Lunais dans la connaissance de la flore solognote des années 1980 - Philippe MAUBERT et Rémi DUPRÉ (CBNBP)
  11. Restauration de bords de champs par semis de fleurs sauvages - Caroline Le BRIS (Hommes et Territoires) et Richard CHEVALIER (Irstea)
  12. Contribution du programme CarHAB à la connaissance des habitats naturels du Cher - Sylvain BELLENFANT (CBNBP)
  13. Contribution à la connaissance phytosociologique des prairies humides d’Indre-et-Loire - Damien AVRIL et Anaïs MAS
  14. Banque de graines du sol et végétation établie de quelques habitats majeurs de la plaine alluviale en Loire moyenne - Sabine GREULICH (Université de Tours)


Sorties botaniques "inventaire de la flore du Centre-Val de Loire" (mise en ligne le 21/03/2017)

Dans le cadre de l'Observatoire Régional de la Biodiversité du Centre-Val de Loire, le Conservatoire botanique national du Bassin parisien vous propose trois sorties botaniques en 2017 :



  • le dimanche 11 juin, à St-Maur-sur-le-Loir (28), en partenariat avec Eure-et-Loir Nature ;
  • le samedi 17 juin, en forêt domaniale de Choeurs-Bommiers (36), en partenariat avec Indre Nature et l'Office national des Forêts ;
  • le samedi 30 septembre, dans la Réserve naturelle nationale de Saint-Mesmin à Mareau-aux-Prés (45), dans le cadre des portes ouvertes du projet BioMareau - II et en partenariat avec Floraphile 45.
Sorties pour initiés mais ouvertes à tous !



Bilan des Rencontres botaniques d’Île-de-France 2017 (mise en ligne le 16/03/2017)

Les présentations des interventions des Rencontres botaniques d’Île-de-France du 4 mars dernier sont désormais disponibles en téléchargement.





  1. Actualités franciliennes du CBNBP - Jeanne VALLET (CBNBP)
  2. Observatoire des Bryophytes : Etat des lieux - Sébastien FILOCHE (CBNBP)
  3. La Stratégie de Conservation de la flore en Île-de-France - Clémence SALVAUDON (CBNBP)
  4. Un Plan régional d’actions en faveur de l’Orobanche pourprée (Phelipanche purpurea) en Île-de-France - Clémence SALVAUDON (CBNBP)
  5. Actualisation de la liste des espèces déterminantes de ZNIEFF - Sébastien FILOCHE (CBNBP)
  6. Actualisation de la liste des végétations déterminantes de ZNIEFF - Sébastien FILOCHE (CBNBP)
  7. Témoignage d'un botaniste : recherche de plantes rares, intérêt de la géologie - Alain THELLIER
  8. Découvertes remarquables 2015-2016 - Fabrice PERRIAT (CBNBP)


Appel à communication pour les rencontres botaniques du Centre Val-de-Loire (mise en ligne le 10/02/2016)

Dans le cadre de l’Observatoire Régional de la Biodiversité (ORB), Rémuce, le réseau des muséums de la région Centre et le Conservatoire botanique national du Bassin parisien (CBNBP) ont le plaisir de vous annoncer la tenue des 8e rencontres botaniques du Centre-Val de Loire à l'auditorium de la bibliothèque Abbé-Grégoire de Blois le 18 novembre 2017.


Ces rencontres mettront l’accent sur l’évolution de la connaissance régionale en abordant trois thématiques principales :

  • La connaissance de la flore vasculaire et des groupes taxonomiques méconnus (mousses, champignons, lichens, algues, etc…) ;
  • L'évolution de la connaissance sur les habitats naturels ;
  • La conservation des espèces et la gestion des habitats naturels menacés.
Les interventions, d'une durée maximale de 15 mn, seront suivies d'un échange avec le public (10 mn environ).
Un appel à communications est lancé jusqu’au 4 septembre 2017 : Appel à communication
Les inscriptions à cette journée seront ouvertes à partir de début septembre.

L’Orobanche pourprée a désormais son Plan Régional d’Actions en Île-de-France (2015-2019)(mise en ligne le 07/02/2016)

L’Orobanche pourprée (Phelipanche purpurea (Jacq.) Soják, 1972) est une espèce rare en France et notamment en Île-de-France où elle bénéficie d’une protection régionale. Ses populations sont disséminées sur le territoire régional et occupent en général de faibles surfaces. Plante parasite principalement de l’Achillée millefeuille (Achillea millefolium L., 1753), elle se rencontre dans les prairies et pelouses mésophiles à mésoxérophiles sur sols généralement sableux.

Suite à la destruction partielle d’une station de l’espèce à Massy (91) dans le cadre d’un aménagement de la SNCF, le CBNBP a été missionné pour rédiger un Plan Régional d’Actions en faveur de l’Orobanche pourprée et le mettre en œuvre avec l’aide des bureaux d’études Systra (ingénierie des infrastructures de transport) et Rainette (écologie/faune/flore) sur la période 2015-2019. Ce plan d’actions a pour objectif d’assurer la conservation de l’espèce au travers d’actions d’amélioration de la connaissance (étude expérimentale de mise en culture, étude pédologique,…), de suivi des stations et de protection (gestion de sites, récoltes de graines,…). Des actions de communication autour de l’espèce et entre tous les acteurs impliqués sont aussi envisagées.

Télécharger le document

Pour plus d’information, contacter Clémence SALVAUDON (salvaudon@mnhn.fr)

L'observatoire de la flore et de la végétation du CBNBP s’enrichit de deux nouveaux indicateurs
(mise en ligne le 02/09/2016)

Le Conservatoire botanique national du Bassin parisien (CBNBP) met à disposition deux nouveaux indicateurs sur la flore et la végétation. Ces indicateurs, qui viennent enrichir l’Observatoire intégré de la flore et de la végétation du territoire d’agrément du CBNBP, ont pour but d’apporter un éclairage nouveau sur des thématiques variées en lien avec la flore et la végétation (aménagement du territoire, orientation des politiques de conservation/protection du milieu naturel, diffusion de l’information scientifique, vulgarisation).

Niveau de connaissance de la flore du Bassin parisien Ce premier indicateur évalue le niveau de connaissance floristique sur son territoire d’agrément en abordant trois paramètres :
  • la connaissance temporelle
  • la connaissance spatiale
  • la connaissance taxonomique
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Portrait de la flore en milieu urbain Ce second indicateur dresse un portrait de la flore urbaine en région Île-de-France. Via le calcul d'un indice d'urbanité des espèces, cet indicateur identifie les espèces spécialistes des zones urbaines et leurs caractéristiques biologiques et écologiques. Suite à cela, une analyse de la composition floristique de ces zones urbaines est réalisée.

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Des plans de conservation pour la flore menacée d’Île-de-France (mise en ligne le 4 Juillet 2016)

Dans le cadre de sa stratégie de conservation de la flore menacée, le CBNBP a élaboré au cours des derniers mois des plans de conservation ciblés sur des espèces particulièrement menacées en Île-de-France, avec le soutien de la Région Île-de-France, de la Direction Régionale et Interdépartementale de l’Environnement et de l’Energie, et du Département du Val d’Oise. Ces premières espèces ont fait l’objet d’une évaluation de l’état de conservation de l’ensemble de leurs stations, permettant d’établir l’état des menaces, afin de proposer une stratégie de conservation à long terme pour leur sauvegarde.

Ces plans ont vocation à assurer la conservation des espèces à travers la proposition d’actions concrètes comme l’information aux propriétaires, la mise en place d’une gestion écologique, la récolte de graines, le renforcement de populations ou encore la communication. Ils ont également pour but de fédérer les différents acteurs institutionnels ou associatifs concernés par ces espèces. Un bilan annuel de réalisation des actions sera diffusé pour rendre compte de l’avancée de chaque plan.

Les premières espèces bénéficiant d’un plan de conservation sont :
  • la Sabline sétacée (Minuartia setacea)
  • l’Inule hérissée (Inula hirta)
  • la Benoîte des ruisseaux (Geum rivale)
  • la Laîche de Maire (Carex mairei)
  • l’Aconit napel (Aconitum napellus)
  • le Gaillet des rochers (Gallium saxatile)
  • la Mélique ciliée (Melica ciliata)
  • l’Œnanthe faux-boucage (Œnanthe pimpinelloides)
  • la Renoncule à feuilles de Lierre (Ranunculus hederaceus)
  • l’Epiaire des Alpes (Stachys alpina)
  • le Troscart des marais (Triglochin palustre)
  • la Canche aquatique (Catabrosa aquatica).

Pour plus d’information, contacter Clémence SALVAUDON.

Catalogues régionaux de la flore vasculaire (mise en ligne le 27/06/2016)

Le Conservatoire botanique national du Bassin parisien service du Muséum national d’Histoire naturelle met à la disposition de la communauté scientifique et naturaliste, les catalogues régionaux de la flore vasculaire pour l’ensemble de son territoire d’agrément avec leurs notices explicatives respectives en version pdf et tableur excel.

Ces catalogues sont issus de la compilation des taxons présents dans la base de données Flora du CBNBP. A ce titre, le CBNBP en profite pour remercier vivement son réseau de collaborateurs et de partenaires pour la transmission de nombreuses observations qui ont alimenté Flora. La nomenclature des taxons suit le référentiel national TAXREF de l’INPN dans sa version 7. Les catalogues régionaux apportent de plus des informations complémentaires sur la rareté des taxons, leurs statuts de protection, de menace et d’indigénat notamment. Ils ont ainsi vocation à servir de référentiels pour l’évaluation patrimoniale de la flore sauvage.

Ces publications sont évolutives et constituent un instantané de l’état des connaissances disponibles. Le CBNBP attachera une grande importance aux remarques de ses utilisateurs, afin que nous puissions améliorer leur pertinence et leur exactitude dans les prochaines mises à jour

Téléchargez les catalogues

Sortie botanique en Île-de-France (mise en ligne le 5 mai 2016)

A l'occasion des « inventaires éclairs », organisés par Natureparif, le Conservatoire botanique national du Bassin parisien vous propose une sortie botanique le samedi 11 juin. Cette sortie, ouverte à tous, s'adresse avant tout aux botanistes amateurs ou confirmés. Les prospections se dérouleront dans les environs de Provins, sur les communes de Chalautre-la-Grande et de Melz-sur-Seine (77). Au programme : des forêts alluviales et des coteaux calcaires. Nous vous attendrons directement sur place, à partir de 9h00 à la salle polyvalente de Chalautre-la-Grande (8 rue Presbytère, 77171 Chalautre-la-Grande).

Merci de confirmer votre présence en vous inscrivant à cette adresse et de bien vouloir remplir les éléments suivants dans le formulaire:

  • question "Souhaitez-vous faire des sorties avec d'autres naturalistes ?" : cocher "oui"
  • question "Si oui, dans quel(s) domaine(s) ?" : inscrire "botanique - CBNBP"

Repas tiré du sac.

Pour plus d'informations sur les inventaires éclairs, vous pouvez lire le compte-rendu de l’année 2015 : le compte-rendu de l’année 2015

Si vous souhaitez participer à d'autres inventaires naturalistes, consultez la page d’inscription.

En espérant vous voir nombreux le 11 juin!

Publication d'une monographie sur la Flore et végétation de l'étang de Saint-Quentin-en-Yvelines et de ses abords (G. Arnal, J. Anglade-Garnier) (mise en ligne le 21/01/2016)

Dès les années 1840, l’étang de Saint-Quentin-en-Yvelines (autrefois appelé « étang de Trappes ») fut considéré comme un « haut lieu » pour la flore vasculaire en Ile-de-France. A cette époque, l’accès rapide depuis Paris par un nouveau moyen de transport, le chemin de fer, facilita les prospections naturalistes. Les principales espèces emblématiques de l’étang furent ainsi signalées durant la seconde moitié du 19e siècle. Après une période de relatif oubli, il faudra les investigations de Robert VIROT, commencées en 1935-36, mais surtout menées de 1948 à 1957 et publiées en 1958, pour que l’intérêt de la flore du site soit de nouveau mis en lumière. Les groupements végétaux commencent à être décrits dans cette publication (les premières disparitions d’espèces aussi !). Une trentaine d’années plus tard, en 1986, grâce à l’intérêt de l’avifaune et à l’opiniâtre détermination des ornithologues régionaux, la partie occidentale de l’étang est classée réserve naturelle nationale (87 hectares). Les botanistes ne furent pas totalement absents, à travers notamment les publications de Jacques MONTEGUT (1973), Jean-Patrick LEDUC (1976), Patricia BENJAMIN (1979), mais il faut reconnaître que c’est à partir de ce classement sur une base ornithologique que l’attention pour la flore du site fut relancée.

L’étang de Saint-Quentin-en-Yvelines accueille de nos jours une quinzaine d’espèces de plantes qui ne possèdent que quelques autres stations très dispersées en Ile-de-France et dont certaines ont ici leurs plus importantes populations régionales (Bident radié, Elatine à six étamines, Potentille couchée, Potentille d’Angleterre). L’étang est même la seule station francilienne contemporaine connue du Plantain d’eau à feuilles de graminée et de la Laîche souchet. L’étang sert aussi de « source » dans la dispersion locale de certaines de ces espèces comme le Bident radié, que l’on trouve depuis 2009 dans les bassins de Bois d’Arcy (creusés en 1999) ou la Potentille couchée vue en 2000 dans un parc à Montigny-le-Bretonneux, lieux distants de moins de 2 kilomètres de l’étang. Sur le plan des habitats, l’étang de Saint-Quentin est connu pour ses vasières et ses roselières qui attirent les oiseaux et hébergent la plupart des plantes remarquables.

Mais tout ceci ne doit pas faire oublier que, comme pour de nombreux plans d’eau d’Ile-de-France, la flore de l’étang de Saint-Quentin a défavorablement évolué, notamment à cause de :

  • la disparition d’espèces fréquentant les milieux humides pauvres en éléments nutritifs minéraux, suite à l’enrichissement des eaux et des sols, notamment en azote et phosphore ;
  • l’arrivée croissante de plantes « invasives » ;
  • le développement rapide de la végétation ligneuse, à base de Prunellier et de Sureau noir en contexte sec, de divers Saules en contexte humide, au détriment des milieux ouverts ;
  • l’aménagement de la base de loisirs dans les années 1980 (terrassements, plantations, voiries…) ;
  • la forte fréquentation par le public qui s’en suivit.

C’est ainsi que, sur les 53 espèces patrimoniales (= protégées ou menacées selon la liste rouge régionale ou déterminantes ZNIEFF ou extrêmement rares ou très rares) signalées entre 1845 et 2015, 27 n’ont plus été observées entre 2001 et 2015. Néanmoins, la découverte récente (2012) du Callitriche tronqué ou la redécouverte, à l’occasion de la rédaction de ce livre, en 2013, de la Potentille d’Angleterre (précédente mention sur le site = 1958) sont encourageantes. Les nombreuses journées de prospections botaniques entre 2013 et 2015 sur l’étang et ses abords ont apporté une centaine d’espèces ou sous-espèces « nouvelles », passant à 497 le nombre observé depuis 2001 (soit un tiers de la flore francilienne) et à 554 le total historique sur la période 1845 – 2014.

Les groupements végétaux ont également évolué. Le groupement à Scirpe à fruits larges décrit par VIROT comme colonisant les vases fines à peine exondées durant l’étiage estival et doué d’un puissant dynamisme a pourtant aujourd’hui disparu. Le groupement à Jonc des chaisiers régresse depuis 2000, tandis que le groupement à Massette à feuilles étroites progresse depuis trois décennies.

En 1987, Antoine REILLE et Chantal BONNIN-LUQUOT écrivaient « on saura dans quelques années si c’est ou non une erreur que de créer une réserve naturelle en pleine ville ». Près de 30 ans plus tard, on sait que ce n’était pas une erreur. Certes, il a fallu clore cette réserve naturelle et y organiser la fréquentation par le public, mais cela a permis que l’avifaune y reste intéressante, justifiant le classement (2003) en zone NATURA 2000 au titre de la Directive européenne « Oiseaux ». La récente politique nationale de création d’aires protégées ouvre maintenant des perspectives pour intégrer cette réserve à un ensemble protégé plus vaste comprenant, au moins, les étangs de la chaîne Saint-Hubert / Hollande et l’étang des Noës, liés à celui de Saint-Quentin-en-Yvelines pour la qualité de l’eau et l’accueil des oiseaux migrateurs, comparables mais complémentaires par leurs flores et leurs habitats humides remarquables.

Eric GUELLEC, nouveau Président de la FCBN (mise en ligne le 15/12/2015)

Le 26 novembre dernier, le Conseil d’administration de la FCBN a élu son nouveau Président, Eric GUELLEC , qui succède à Pascale PAVY à la tête de la structure fédérative. Eric GUELLEC est administrateur de la FCBN depuis le 28 mai 2014 , date à laquelle il a été élu Président du CBN de Brest.

Professeur des écoles spécialisé, il est, depuis mars 2014 , vice-président de l’intercommunalité « Brest Métropole » et conseiller municipal de la Ville de Brest.

Lors du Conseil d’administration de la FCBN du 26 novembre , Eric GUELLEC a exprimé sa volonté de poursuivre les chantiers engagés par Pascale PAVY. A court terme , le principal chantier concerne la préfiguration de l’Agence française pour la biodiversité (AFB) , qui devrait fortement impacter l’organisation du réseau des CBN, tant au niveau national , avec le transfert envisagé de l’équipe salariée de la FCBN au sein de l’AFB, qu’au niveau local , avec une évolution possible des CBN, en lien avec la création d’agences régionales pour la biodiversité.

Diffusion de la couche cartographique «VegIdF» et des résultats de la cartographie des végétations en Île-de-France (mise en ligne le 10/12/2015)

Depuis 2006, le Conservatoire botanique national du Bassin parisien (CBNBP) a mis en œuvre un programme pluriannuel de cartographie des végétations soutenu par la Région Île-de-France, les départements de Seine-Saint-Denis, de Seine-et-Marne et par la Direction Régionale et Interdépartementale de l’Environnement et de l’Energie (DRIEE) Île-de-France.

Au terme de ce programme de grande envergure qui a nécessité neuf années de prospection, les données cartographiques recueillies sont maintenant disponibles sur le site Internet du CBNBP et diffusées sous la forme d’une couche cartographique «VegIdF» avec sa symbologie «VegIdF.qml» téléchargeable au 1 : 10 000 et de cartes à la maille. Une synthèse complète exposant de manière détaillée les objectifs généraux du programme, la méthodologie et les principaux résultats, est également disponible.

La région Île-de-France devient ainsi la première région française à être dotée d’une carte complète des milieux naturels et semi-naturels à une échelle aussi précise. Après la diffusion du Synopsis phytosociologique des groupements végétaux d’Île-de-France , du référentiel phytosociologique régional et du Guide des végétations remarquables de la région Île-de-France Tome 1 et Tome 2 , les acteurs de la région ont maintenant à disposition toute une série d’outils pour évaluer et mieux prendre en compte les végétations et leur intérêt patrimonial et fonctionnel dans l’aménagement du territoire.


Pour plus d'informations sur la cartographie des végétations d'Île-de-France...


Bilan des 7èmes Rencontres botaniques du Centre-Val de Loire (mise en ligne le 26/11/2015)

Les présentations des interventions des 7èmes Rencontres botaniques du Centre-Val de Loire du 21 novembre dernier sont désormais disponibles en téléchargement.

  1. Atlas de la flore du Centre-Val de Loire - Jordane CORDIER (CBNBP)
  2. Atlas des orchidées sauvages de la région Centre-Val de Loire - Jean-Claude ROBERDEAU (SFOCL)
  3. Quelques découvertes botaniques récentes en Centre-Val de Loire - Rémi DUPRÉ (CBNBP) & Christophe BODIN
  4. Contribution à la connaissance du genre Utricularia L. en Brenne - Mickaël MADY (SBCO) & Patrick GATIGNOL (SBCO)
  5. Bryophytes Loiretaines - Bilan des connaissances actuelles - Yann DUMAS (IRSTEA)
  6. Quelques découvertes récentes de bryophytes rares pour le Centre-Val de Loire - Pierre BOUDIER (Muséum de Chartres), Rémi DUPRÉ (CBNBP) & Florient DESMOULINS (CBNBP)
  7. Les bryophytes corticoles, indicateurs de la diversité des habitats forestiers. Cas de quelques hypnales courantes - Franck MASSÉ (CNPF-IdF)
  8. L'Atelier botanique des Barres : une expérience d'herborisation participative dans l'est du département du Loiret (45) - Richard CHEVALIER (IRSTEA)
  9. Une mesure de l'homogénéisation biotique des communautés végétales par le programme Vigie-flore, suivi participatif de la flore de France - Gabrielle MARTIN (MNHN - Vigie flore/Sauvage de ma rue)
  10. Présentation de l’activité mycologique du CBNBP - Florient DESMOULINS (CBNBP)
  11. Les Characées du Bassin parisien - Thierry FERNEZ (CBNBP)
  12. Relation Diatomées-Lichens. Les Lichens digèrent-ils les Diatomées? - Jean BERTRAND
  13. Cartographie de la végétation du Cher dans le cadre du programme national CARHAB - Sylvain BELLENFANT (CBNBP)
  14. Suivi botanique d'une pelouse sèche restaurée dans l'Indre - Sylvie CAUX (Indre Nature)
  15. Gestion dynamique d'une pelouse sèche du Gâtinais français - Alain FONTAINE

Le CBNBP diffuse les référentiels phytosociologiques régionaux des végétations de son territoire d’agrément (mise en ligne le 19/11/2015)

La mise en place d’un référentiel syntaxonomique pour le territoire d’agrément est un chantier important que le CBNBP a initié en 2011. La fonction primordiale d’un tel référentiel est de pouvoir structurer les données relatives aux végétations, données s’accumulant au fil des années avec les programmes de cartographie et de typologie phytosociologique réalisés. Il s’agit avant tout d’établir la liste de tous les syntaxons inventoriés sur le territoire, de les nommer de façon standardisée en application du code international de nomenclature phytosociologique (ICPN 3rd edition, Weber et al. 2000), et d’étudier leurs liens synonymiques ou hiérarchiques.

Entre 2012 et 2014, plusieurs versions provisoires, non diffusées, ont vu le jour. Ces trois années d’utilisation interne ont permis de les tester, de les corriger et de les mettre à jour régulièrement, mais également d’enrichir l’information associée au référentiel syntaxonomique s. str., avec l’intégration des correspondances vers les classifications usuelles d’habitats (Corine Biotopes et directive Habitats dans un premier temps, EUNIS plus récemment), du caractère indicateur des syntaxons pour la détection des zones humides, ou encore la caractérisation patrimoniale des unités de végétations (actuellement uniquement disponible pour l’Île-de-France)

Les référentiels phytosociologiques régionaux sont diffusés sous forme de fichiers Excel contenant la table du référentiel régional (un fichier par région). Chaque fichier est accompagné d’un document pdf éditant le synsystème régional des noms retenus.

Dans cette version, le référencement des syntaxons s’arrête au niveau de l’association. Nous avons en effet choisi de concentrer le travail dans un premier temps sur ce niveau fondamental de la phytosociologie ; l’inventaire et le référencement des niveaux inférieurs (sous-associations, variantes) constituent un travail de grande ampleur qui sera mené progressivement dans les années à venir. Cette première version, si elle représente une réelle avancée dans la structuration de la connaissance phytosociologique régionale (et tout particulièrement pour l’échange et la collecte des données), présente des imperfections, nous en sommes conscients ; la connaissance phytosociologique est encore en pleine évolution, notamment sous l’impulsion du programme de déclinaison à l’association du prodrome de végétations de France (projet PVF2) et des travaux des conservatoires botaniques sur leur territoire d’agrément. C’est pourquoi nous prévoyons une mise à jour annuelle des référentiels régionaux. Elles permettront d’intégrer les corrections syntaxonomiques et nomenclaturales qui seront détectées, d’ajouter des syntaxons, de modifier les indices de présence et d’enrichir le référentiel sur d’autres aspects (module « patrimonialité régionale » notamment). Nous espérons néanmoins que cette première version servira dès à présent dans les travaux régionaux, mais aussi qu’elle constituera la base d’échange fructueux pour améliorer le référencement et, plus généralement, la connaissance phytosociologique du territoire. Pour toute remarque concernant les référentiels phytosociologiques régionaux, merci d’envoyer un mail à refphyto.cbnbp@mnhn.fr

Téléchargez les référentiels phytosociologiques régionaux.

Quand les prairies s’invitent dans la cour d’école ! (mise en ligne le 02/07/2015)

Observer, comparer, identifier et classer, voilà ce à quoi se sont attelés les élèves de CM2 de l’école Pierre et Marie Curie de Saint-Leu-la-Forêt (95), grâce à un travail entièrement consacré à la découverte de la diversité floristique de la prairie de leur cours de récréation. Ils ont élaboré une démarche scientifique rigoureuse à l’aide de placettes qu’ils ont suivi tout au long de l’année leur permettant de recenser pas moins de 108 espèces ! Le Conservatoire botanique national du Bassin parisien est allé à la rencontre de ces élèves curieux de nature pour conforter leurs identifications et les aider à mettre un nom sur les plantes les plus délicates à nommer. Ils ont ainsi pu se mettre dans la peau d’un botaniste en prenant en main une loupe de terrain, une clé d’identification simplifiée et même la loupe binoculaire !

Devant toute cette diversité floristique et au regard de la faune qui y est associée, les enfants ont pu se rendre compte de l’importance de préserver des secteurs en prairies. Dorénavant, le trèfle rampant et la carotte sauvage n’auront plus de secret pour ces naturalistes en herbe !

Herborisations et observations, au fil des saisons !

Herborisations et observations, au fil des saisons !

Sorties botaniques "inventaire de la flore du Centre" (mise en ligne le 23/01/2015)

Dans le cadre de l'Observatoire Régional de la Biodiversité de la région Centre, le Conservatoire botanique national du Bassin parisien s'associe au Conservatoire d'espaces naturels de la région Centre pour proposer trois sorties botaniques :

  • le samedi 30 mai, en Eure-et-Loir, à la découverte de la Réserve naturelle régionale « Vallée des Cailles » à Boncourt, site géré par le Cen Centre ;
  • le samedi 20 juin, dans le Loiret, à la découverte des pelouses sableuses de Loire à Saint-Gondon et Dampierre-en-Burly, deux sites gérés par le Cen Centre ;
  • le samedi 5 septembre, dans l’Indre, à la découverte de l’étang Massé, au cœur de la Réserve naturelle régionale « Terres et Etangs de Brenne, Massé-Foucault» à Rosnay, un site co-géré par le Cen Centre et le PNR de la Brenne.

Sortie pour initiés mais ouverte à tous !

Plus d'informations en cliquant sur les liens.

Vers la mise en place d’indicateurs flore et végétation au CBNBP (mise en ligne le 15/01/2015)

Le Conservatoire botanique national du Bassin parisien (CBNBP) met à disposition de nouveaux indicateurs sur la flore et la végétation de son territoire d’agrément. Ces indicateurs, qui viennent enrichir l’Observatoire intégré de la flore et de la végétation du territoire d’agrément du CBNBP, ont pour but d’apporter un éclairage sur des thématiques variées en lien avec la flore et la végétation (aménagement du territoire, orientation des politiques de conservation/protection du milieu naturel, diffusion de l’information scientifique, vulgarisation). Ils complètent les outils d’interprétation et d’information existants (catalogues régionaux de la flore et des végétations, listes rouges…) déjà disponibles sur le site du CBNBP.

Après 20 ans de prospection sur l’ensemble de son territoire d’agrément, le CBNBP dispose d’un volume de données conséquent (plus de 6 millions de données sur la flore sauvage) qui lui offre une vision actualisée de sa flore et de ses végétations. Cette information, régulièrement mise à jour, permet l’évaluation écologique et patrimoniale des espèces végétales et des sites naturels de son territoire d’exercice. L’Observatoire intégré de la flore et de la végétation du territoire d’agrément du CBNBP a notamment pour objet de produire et de diffuser des indicateurs basés sur l’exploitation de ces données complétées d’autres sources d’information, et d’alimenter les observatoires de la biodiversité mis en place par les partenaires institutionnels du Conservatoire.

Les indicateurs développés par le CBNBP cherchent à répondre aux cinq questions clés identifiées par l'UICN pour structurer la construction d'observatoires territoriaux de la biodiversité. Ils s’inscrivent dans le modèle "forces motrices-pressions-état-impacts-réponses" (DPSIR). Ce cadre, largement utilisé au niveau international (CDB), européen (AEE), et national (ONB), définit des indicateurs qui analysent les interactions entre la société et l'environnement. Pour répondre à ces questions, le CBNBP cherche à dépasser les analyses centrées sur les espèces ou les végétations, et à mieux explorer ou généraliser les patrons de biodiversité d’un point de vue fonctionnel (par exemple via l’utilisation de traits biologiques des espèces et de descripteurs de végétations).

Pour accéder facilement aux indicateurs, une nouvelle page web a été ajoutée (http://cbnbp.mnhn.fr/cbnbp/observatoire/indicateurs.jsp). Cette page comporte des fiches « Indicateurs » qui regroupent plusieurs indicateurs chiffrés ou cartographiques autour d’une même thématique. Plusieurs niveaux de lecture sont disponibles dans les fiches : un résumé en quelques chiffres clés ; des éléments plus détaillés mais accessibles d’un point de vue technique et scientifique (contexte et définition ; résultats ; ce que nous pouvons en dire) ; enfin, des détails beaucoup plus techniques sur la production et les caractéristiques des indicateurs pour un public plus averti. Les fiches sont mises à disposition au fur et à mesure du développement des indicateurs.

Modification du territoire d’agrément du CBNBP : la Sarthe rattachée au territoire du CBN de Brest au 1er Janvier 2015 (mise en ligne le 12/01/2015)

A l’occasion du renouvellement d’agrément des Conservatoires botaniques nationaux de Brest (CBNB) et du Bassin parisien (CBNBP), un transfert d’agrément du département de la Sarthe au profit du Conservatoire botanique national de Brest a été décidé afin d’assurer une meilleure cohérence avec les régions administratives (les quatre autres départements des Pays de la Loire faisant déjà partie du CBN de Brest). Ce changement de découpage des territoires d’agrément est effectif depuis le 1er janvier 2015. Les données que le Conservatoire botanique national du Bassin parisien a acquises pendant tout le temps où il a géré ce département ainsi que les différents documents qu’il a pu produire (catalogue départemental, bilans des observations…) restent accessibles sur le site Internet du CBNBP (http://cbnbp.mnhn.fr/cbnbp/index.jsp).

Le département de la Sarthe dépend donc désormais de l’antenne « Pays de la Loire » du CBNB, basée à Nantes. Pour toutes questions relatives à la flore ou aux habitats naturels sur la Sarthe, nous vous invitons donc à contacter nos collègues du CBNB aux coordonnées suivantes :

Conservatoire botanique national de Brest
Antenne des Pays de la Loire
28 bis, rue Baboneau - 44 100 Nantes
Tel : 02 40 69 70 55 ; Fax : 02 40 69 76 61
cbn.paysdeloire@cbnbrest.com

Avec la collaboration du CBNBP, le CBNB mettra en œuvre dans les trois prochaines années, un plan d’action visant à assurer la continuité des missions des conservatoires botaniques nationaux en Sarthe. Il entreprendra très rapidement une démarche active auprès des botanistes sarthois, des partenaires institutionnels et techniques pour ouvrir des perspectives de collaboration.

Le CBNBP profite de cette occasion pour remercier tous les organismes et les personnes avec lesquels il a travaillé pendant plus de 20 ans à la connaissance et à la conservation de la flore sauvage du département de la Sarthe pour leur collaboration fructueuse et la confiance accordée lors de ces années passées. Nous saluons tout particulièrement Gérard Hunault, fondateur de cette délégation qui joua un rôle pionnier au démarrage du CBNBP.

Bon de commande du LIVRE ROUGE DES HABITATS NATURELS ET DES ESPECES MENACES DE LA REGION CENTRE (en ligne le 10/12/2014)

Le Livre Rouge des habitats naturels et espèces menacés de la région Centre dresse un bilan objectif du degré de menace pesant sur les milieux et les espèces à l’échelle de notre territoire. De par les compétences mobilisées en région Centre pour établir ces listes rouges par groupe taxonomique, cet ouvrage sera sans nul doute la référence scientifique de l’état de la biodiversité régionale pour la décennie à venir.

Ce projet est l’aboutissement de près de dix années de collaboration entre près de 215 naturalistes et scientifiques sous la coordination de Nature Centre et du Conservatoire Botanique National du Bassin Parisien.

Pour la première fois, la démarche d’élaboration de Listes rouges régionales des espèces menacées de disparition va être appliquée à autant de groupes, soit près d’une vingtaine, pour une seule région :

  • habitats ;
  • Plantes vasculaires ;
  • Bryophytes (Mousses et Hépatiques) ;
  • Diatomées ;
  • Champignons (Fonge) ;
  • Mollusques ;
  • Macrocrustacées (Décapodes) ;
  • Macrocrustacées (sauf Décapodes) ;
  • Ephémères (Ephéménoptères) ;
  • Libellules et Demoiselles (Odonates) ;
  • Orthoptères (Criquets, Grillons, Sauterelles), Mantes et Phasmes ;
  • Perles (Plécoptères) ;
  • Coléoptères
  • Papillons (Lépidoptères) ;
  • Poissons et Lamproies ;
  • Amphibiens ;
  • Testudines et Squamates (Reptiles) ;
  • Oiseaux nicheurs ;
  • Mammifères (sauf Chauves-souris) ;
  • Chauves-souris (Chiroptères).

L’ensemble de la flore vasculaire (ptéridophytes et spermaphytes) du Centre a été analysée par le Conservatoire botanique national du Bassin parisien (CBNBP), service scientifique du Muséum national d’Histoire naturelle (MNHN), appuyé par un groupe d’experts régionaux. C’est ainsi plus 3 000 taxons dont principalement 1 546 espèces indigènes qui ont été soumis aux critères de l’UICN.

Cette Liste rouge régionale de la flore vasculaire d’Île-de-France a permis d’établir que 67 espèces végétales (3 %) semblent avoir disparu de la région depuis le XIXème siècle et 353 autres (17 %) sont aujourd’hui menacées. Parmi celles-ci, 168 courent un risque majeur d’extinction (8 %) dans les prochaines années.

Afin d’aider aussi à comprendre les menaces qui courent sur l’ensemble des groupes d’espèces, une liste rouge des habitats de la région Centre a également été établie. Ne pouvant être soumis aux critères UICN, les habitats ont fait l’objet d’une analyse spécifique validée par le Conseil scientifique régional du Patrimoine naturel. Ce sont ainsi 169 types de formations végétales qui ont été analysées et dont 50 se sont avérés menacées (30 %).

Bon de commande du Livre rouge des habitats naturels et des espèces menaces de la région Centre : Ouvrir

Le contenu du Livre rouge peut être également consulté sur le site l’Observatoire régional de la Biodiversité :
http://www.observatoire-biodiversite-centre.fr/content/le-livre-rouge/plantes-vasculaires

Le CBNBP fête ses 20 ans avec vous !

Dans le cadre des 20 ans du CBNBP le Conservatoire Botanique National du Bassin Parisien organise cette année plusieurs sorties naturalistes dans les différents territoires de son agrément.


- Sortie "inventaire de la flore de Champagne-Ardenne"

Dans le cadre des 20 ans du CBNBP le Conservatoire Botanique National du Bassin Parisien organise cette année 4 sorties "inventaire de la flore en Champagne-Ardenne" sur le thème de l'Inventaire général de la flore régionale de Champagne-Ardenne, dont c'est la dernière année de prospection de la phase 2004-2014. Ces sorties sont réalisées en partenariat avec les Naturalistes de Champagne-Ardenne.

La première aura lieu à Assenay (Aube), le 7 juin 2014 (10h, devant la mairie d'Assenay).

Contact : Amblard pamblard@mnhn.fr
Attention, une inscription préalable et gratuite est nécessaire sur le site des Naturalistes de Champagne-Ardenne (lien ci-dessous) ou auprès du guide de la journée.

Retrouver les autres dates sur :
http://lesnouvellesnca.blogspirit.com/archive/2014/05/26/sortie-inventaire-de-la-flore-3006439.html




- Sortie "inventaire de la flore en Ile-de-France"

  • le samedi 21 juin, prospections du Gâtinais seine-et-marnais dans le cadre des "inventaires Eclairs" de Natureparif . L'objectif de ces inventaires est de collecter un maximum de données dans des secteurs parfois mal connus. Un circuit pédestre traversant différents milieux sera préalablement défini.

  • le samedi 5 juillet, le domaine national de Rambouillet (78), fermé au public et très peu prospecté par les botanistes, ouvre exceptionnellement ses portes afin d'acquérir une meilleure connaissance de la flore et des végétations du site.

  • le samedi 6 septembre sera placé sous le signe de la phytosociologie et de l'étude des Characées en forêt de Notre-Dame (94).

Inscriptions et informations auprès de Fiona Lehane (flehane@mnhn.fr)



- Sortie "inventaire de la flore de la Sarthe"
Deux sorties d'inventaire floristique sont prévues en partenariat avec la Société d'Etude et de Protection de l'Environnement Nord et Est Sarthe (SEPENES) :
  • le 26 Juillet 2014 dans le secteur de Maisoncelles ;
  • le 27 Septembre 2014 dans le secteur de Courtillers.
Les informations pratiques (horaires, lieux de rendez-vous, contact pour l'inscription) sont précisées sur le site de la SEPENES :
http://www.sepenes.fr/pages/page_52drdv2dbotan.html


- Sortie "inventaire de la flore du Centre"
Dans le cadre de l'Observatoire Régional de la Biodiversité de la région Centre, le Conservatoire botanique national du Bassin parisien s'associe au Conservatoire d'espaces naturels de la région Centre et du Loir-et-Cher, avec la collaboration de Nature Centre, pour trois sorties botaniques ou naturalistes :
  • le samedi 14 juin, dans le Loir-et-Cher, à la découverte des pelouses sableuses de Loire à Onzain et Candé-sur-Beuvron, deux sites gérés par le Cen 41 ;

  • le samedi 28 juin, en Indre-et-Loire, avec un inventaire naturaliste des pelouses et boisements calcaires de l'Eperon Murat, site géré par le Cen Centre ;

  • le samedi 6 septembre, dans le Cher, à la découverte des Chaumes de la Périsse, site emblématique de la région géré par le Cen Centre.

Plus d'informations en cliquant sur les vignettes.





Un bel exemple de science participative : l'implantation expérimentale du Sisymbre couché (Sisymbrium supinum L.) sur les bords de Marne et sur les rives du Lac du Der.

I.I.B.R.B.S. Les pelles chalonnaises
Morgagni Calcia Italcementi GSM

Sisymbrium supinum L.
Sisymbrium supinum L.
© MNHN-CBNBP, P.BARDIN
Le Sisymbre couché est une petite crucifère protégée à l'échelle européenne et présente en France uniquement dans le quart nord-est du territoire. On la trouvait autrefois sur les berges sablo-graveleuses des grands cours d'eau (Seine, Marne, Yonne, Somme…), mais elle a complètement déserté son habitat primaire suite au bétonnage des berges et à la régulation des débits de ces mêmes cours d'eau. Cette espèce a parfois trouvé refuge dans des sites dont l'empreinte anthropique est toujours forte (carrières d'extraction de granulats, terrains militaires, betteravières…).
Au titre des mesures compensatoires à l'extension d'une carrière de craie dans le département de la Marne, où le Sisymbre couché est présent (carrière de Couvrot), le Conservatoire botanique réalise, avec l'accord du MEEDDAT et avec l'aide du carrier CALCIA-ITALCEMENTI, une expérimentation d'introduction de populations de l'espèce dans un vaste complexe de zones humides, dans lequel le CBNBP espère voir l'espèce se pérenniser à la faveur de la création d'une métapopulation fonctionnelle.
Ce complexe de zones humides comprend les rives du Lac du Der, les berges de la Marne entre Saint-Dizier et Vitry le François, ainsi que les nombreux trous d'eau de gravières du Perthois, toujours entre Saint-Dizier et Vitry le François.
Les 20 et 21 février dernier, le CBNBP a ainsi procédé à l'introduction expérimentale du Sisymbre couché sur les rives du Der et sur les bords de Marne.

Les berges du Lac du Der Un point d'implantation sur des graves exondées de la Marne
Les berges du Lac du Der
© MNHN-CBNBP, P.BARDIN
Un point d'implantation sur des graves exondées de la Marne
© MNHN-CBNBP, P.BARDIN

Au-delà de l'intérêt scientifique essentiel, entre autres pour la compréhension du fonctionnement des métapopulations, cette opération est aussi un formidable exemple de science participative puisque sa réussite est totalement dépendante de la mobilisation d'un vaste réseau d'acteurs : des carriers pour les gravières du Perthois (GSM, Morgagni-Zeimett), l'Institution Interdépartementale des Bassins-Réservoirs du Bassin de la Seine (IIBRBS) et l'Office National de la Chasse et de la Faune Sauvage (ONCFS) pour le Lac du Der, ainsi que le club de navigation des Pelles Chalonnaises de Châlons-en-Champagne pour les bords de Marne. C'est enfin un très bel exemple de développement durable puisque seule la participation active de ces acteurs permet l'acceptabilité et la pérennité des actions engagées en faveur de la protection de la biodiversité.

Liens :

Christophe COME, Simon, Anthony et l'équipe du CBN...
Christophe COME, Simon, Anthony et l'équipe du CBN...
© MNHN-CBNBP, P.BARDIN

Remerciements particuliers…

Le Conservatoire botanique tient à remercier chaleureusement l'équipe du Club des Pelles Chalonnaises qui a donné gratuitement de son temps pour participer à l'implantation du Sisymbre sur les bords de Marne, le 21 février 2009.
Merci donc au Président Christophe COME (assis sur le canoë), ainsi qu'à ses deux adhérents Simon (à sa droite) et Anthony (à l'extrême droite de la photo).
L'équipe du CBNBP participant à l'opération : Ph. BARDIN à l'extrême gauche, Chantal GRIVEAU à côté et Hugues BOULLAND (en gilet de sauvetage bleu)…










Inventaires floristiques sur les emprises RTE

RTE environnementRégion IDF - Biodiversité

Dans le cadre d'un partenariat avec Réseau Transport d'Electricité (RTE) et la région Ile-de-France, le Conservatoire botanique national du Bassin parisien réalise un inventaire de la végétation sous les lignes à haute et très haute tension en Ile-de-France. Ce partenariat a pour objectifs :

  • de faire l'inventaire du patrimoine végétal dans les emprises des lignes électriques exploitées par RTE
  • d'aider la Région Ile-de-France dans la constitution de continuités écologiques territoriales
  • de proposer des orientations de gestion des habitats naturels observés en vue de la conservation des espèces rares ou menacées et la création de continuités écologiques.
Pour l'année 2009, l'inventaire porte sur la Groupement d'Exploitation EST de RTE, à savoir la partie Est de l'Ile-de-France, principalement en Seine-et-Marne. Ainsi, c'est près de 240 kms de lignes qui seront passés au peigne fin. L'accent est mis en priorité sur les zones à forts enjeux naturalistes (ZNIEFF, Sites Natura 2000, réserves naturelles...).

Tronçon RTE en forêt de Notre-Dame, sur la commune de Marolles-en-Brie (94).

Les premiers résultats témoignent d'une importante richesse floristique (plus de 450 espèces végétales ont pour l'instant été observées sur ces emprises, la flore francilienne étant de 1500 espèces environ) ainsi que d'une grande diversité de milieux rencontrés. On note aussi la présence d'un certain nombre d'espèces d'intérêt patrimonial comme :

  • le Polygala chevelu (Polygala comosa Schkuhr.), non revu en Ile-de-France depuis 1960,
  • la Pédiculaire des bois (Pedicularis sylvatica L.), l'Utriculaire élevée (Utricularis australis R.Br.) ou encore la Lobélie brûlante (Lobelia urens L.) toutes trois protégées dans la région,
  • La Langue de Serpent (Ophioglossum vulgatum L.), très rare en Ile-de-France.

Le Polygala chevelu
Le Polygala chevelu
L'Utriculaire élevée
La Lobélie brulante
La Langue de Serpent
L'Utriculaire élevée
La Lobélie brûlante
La Langue de Serpent

Ces résultats soulignent l'intérêt que ces emprises peuvent représenter pour préserver la flore francilienne. En effet, la gestion régulière de la végétation pratiquée par RTE sous les lignes électriques permet de maintenir un milieu ouvert, en particulier quand les ouvrages traversent des zones forestières. Un grand nombre d'espèces de lisières (en régression dans la région) y trouvent ainsi un milieu de substitution pour se développer. Ces emprises peuvent aussi assurer une certaine connectivité fonctionnelle entre les espaces naturels et s'intègrent à plus grande échelle dans le réseau écologique régional.

Les prochaines années de prospections devraient permettre de poursuivre ces inventaires sur l'ensemble du territoire de la Région et d'affiner le rôle de ces emprises dans la constitution de continuités écologiques.

Consulter les articles de presse parus :
Dépêche AFP
Article RTE 20 minutes
Article RTE Directe Matin
Article RTE Le Parisien

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Les élèves visitent le CBNBP…

Manipulation en compagnie d'un botaniste, P. BARDIN  MNHN-CBNBP
Manipulation en compagnie d'un botaniste
© MNHN-CBNBP, F. PERRIAT
Ces mêmes élèves (cf. article : Le devenir d'une plante menacée de disparition pris en mains par des élèves de CM2…) qui vont réintroduire la Sabline à Fontainebleau au mois de mars sont venus visiter le Conservatoire botanique national du Bassin parisien. Ils ont pu s'essayer à la culture in vitro, au tamisage et au semis de graines.
Ils ont aussi pu voir la collection de pieds de Sabline qu'ils vont réintroduire dans la nature et ont pu visiter la banque de semences du CBNBP.
L'après-midi, la classe a été reçue en "accueil VIP" par MME. Gaud MOREL du Muséum national d'Histoire naturelle, pour une visite guidée de la Grande Galerie de l'Evolution.
Cette journée de visite et de travaux pratiques constitue une étape essentielle dans le projet pédagogique qui vise à sensibiliser ces élèves à l'intérêt de conserver dans un bon état les milieux naturels et les espèces qu'ils abritent. La réintroduction de la Sabline finalisera ce projet sur lequel le CBNBP travaille depuis plus de 10 ans…

Liens :

monjtquotidien.com
france3.fr
Le Parisien, 9 février 2009.
Le JDD, 8 mars 2009.
La Croix (mardi 17 mars 2009).
Direct Matin (mardi 17 mars 2009).

Télécharger le dossier de presse




Présentation officielle de l'Atlas de la Flore sauvage de Bourgogne

Photo : Daniel SIRUGUE
Présentation officielle de l'Atlas de la Flore sauvage de Bourgogne
Daniel SIRUGUE.
Le 15 janvier 2009 s'est tenu la première présentation publique de l'Atlas de la Flore sauvage de Bourgogne.
Le Conseil Régional de Bourgogne a accueilli dans la salle des commissions les 80 personnes venues assister à la restitution des grands résultat de l'inventaire. Le public était très varié : élus, bénévoles ayant participé aux inventaires, associatifs, membres de structures impliquées dans l'environnement en Bourgogne, administrations…
Après une allocution de Pierre Terrier, élu en charge de l'environnement au Conseil Régional, et de Hugues Dollat, Directeur de l'environnement de Bourgogne, une présentation de l'historique du projet et de ses principaux résultats a été faite par Olivier Bardet, responsable de la délégation du Conservatoire et co-auteur de l'ouvrage.
Deux interventions on suivi, l'une de Jean-Claude Nouallet, élu du PNR du Morvan, et de Stéphane Lebreton, technicien au Conseil Général de la Nièvre, qui ont toutes deux mis en avant les utilisations des données de l'inventaire dans leur collectivité et l'intérêt des programmes développés aujourd'hui par le Conservatoire en Bourgogne (études des habitats, Observatoire de la Flore de Bourgogne...).




Parution de l’Atlas de la flore sauvage de Bourgogne

Auteurs : Olivier Bardet, Eric Fedoroff, Gaël Causse et Jacques Moret

L’Atlas de la flore sauvage de Bourgogne est issu de la synthèse de deux siècles de littérature botanique, de plus de 30 ans de données valorisées par des bénévoles et de six années de prospections intensives par quatres botanistes du CBN.
L’ouvrage suit un plan classique :

  • Première partie consacrée à la présentation de la région et de la méthodologie d’inventaire,
  • Seconde partie consacrée aux monographies d’espèces,
  • Dernière partie consacrée à l’analyse des données.

La partie « espèces » est séparée en trois, avec un regroupement par thématique : espèces protégées / menacées en France, espèces envahissantes en Bourgogne puis toutes les autres espèces classées par ordre alphabétique.
Toutes les espèces notées en Bourgogne sont traitées, avec des monographies plus ou moins développées selon l’importance du taxon (indigène rare ou accidentel par exemple).

Ouvrage en couleur de 754 pages ;
Co-édition Parthénope / Muséum national d’Histoire naturelle ;
Prix indicatif de 69 €.




Le devenir d'une plante menacée de disparition pris en mains par des élèves de CM2…

La Sabline à grandes fleurs est une plante montagnarde, dont les deux seules populations de plaine sont protégées par la loi mais en voie d'extinction, en forêt de Fontainebleau (Seine-et-Marne). Connue dans cette forêt depuis 1698, il ne reste aujourd'hui plus que deux pieds de cette espèce.
Un programme de recherche a été initié il y a maintenant plus de dix ans, en partenariat avec l'Office National des Forêts, pour comprendre les raisons de la disparition de l'espèce et acquérir les outils scientifiques permettant de pallier ce qui apparaissait comme une inéluctable disparition pour cette espèce emblématique de la flore francilienne.
Le programme de réintroduction prévoit donc la plantation dans la forêt de Fontainebleau de plusieurs centaines d'individus, provenant de plusieurs origines, de façon à apporter du sang neuf et permettre aux populations ainsi constituées de pouvoir mieux résister aux pressions environnementales.
Conscient de la place centrale qu'auront à jouer les générations futures dans le maintien de la biodiversité végétale, le Conservatoire botanique a décidé, en partenariat avec la direction de la communication du CNRS, d'associer des classes de CM2 à cette extraordinaire aventure scientifique. Le projet pédagogique, qui inclue des visites de laboratoire par les élèves et des interventions en classe par les chercheurs et botanistes du Conservatoire botanique, s'achèvera ainsi sur la participation des enfants aux actions de plantation des nouveaux individus en pleine forêt de Fontainebleau.
Le Conservatoire botanique national du Bassin parisien fait donc entrer l'écologie participative dans des classes de primaire. Ce projet collectif ambitieux et novateur sera de plus l'occasion d'un jumelage scientifique entre une école de la commune de Thiais (Val-de-Marne) et une école de la commune de Fontainebleau.

Retrouvez les articles parus dans :

La multiplication in vitro de la Sabline à grandes fleurs (Arenaria grandiflora L.). Adaptation des nouveaux individus en godets.
La multiplication in vitro de la Sabline à grandes fleurs (Arenaria grandiflora L.).
Adaptation des nouveaux individus en godets.



Présence d'espèces végétales hautement allergisantes dans le département de la Marne (51)

Heracleum mantegazzianum Sommier & Levier
Heracleum mantegazzianum Sommier & Levier
© G. ARNAL

Après la destruction des habitats, l'irruption d'espèces envahissantes (xénophytes) dans les écosystèmes est considérée comme la seconde cause de perte de biodiversité à l'échelle mondiale. Bien au delà certaines d'entre elles peuvent être à l'origine de sérieux problèmes de santé publique, c'est le cas de l'Ambroisie (Ambrosia artemisiifolia) et de la Berce du Caucase (Heracleum mantegazzianum).

C'est fortuitement que quelques pieds de Berce du Caucase ont été découvert en juin 2008 disséminés au sein des marais de la Somme-Soude au centre du département de la Marne (51).
Cette plante originaire du Caucase produit une toxine phototoxique appelée furanocoumarine. L'ensemble de la plante contient cette substance toxique qui est activée par la lumière solaire et rend la peau très sensible provoquant des inflammations (dermatite de contact phototoxique). Les lésions ont l'aspect d'une brûlure qui peut être grave et persister durant des années.
Cette plante est facilement repérable lors de la floraison, vu sa taille démesurée (jusqu'à 3.50 de haut) et ses fleurs blanches en ombelles atteignant jusqu'à 50 cm de diamètre.

Toutefois, celle-ci ne fleurit que la 3ème ou 4ème année après la germination. De ce fait, elle peut aisément passer inaperçue et se propager sans être vue. Le problème s'accentue quant on sait que chaque individu dont la fructification intervient en automne peut produire plus de 10.000 graines dispersées par le vent et surtout par les cours d'eau.

En ce qui concerne l'Ambroisie, son pollen provoque chez de nombreuses personnes des réactions allergiques (rhinite, conjonctivite, trachéite…) auxquelles 6 à 12 % de la population est sensible. Ces allergies apparaissent de manière tardives et sur une longue période en commençant vers la mi-août et en se prolongeant jusqu'en octobre.

Ambrosia artemisiifolia L.
Ambrosia artemisiifolia L.
© MNHN-CBNBP L. BOUDIN

La découverte, lors de prospections d'inventaires communaux, de plusieurs milliers de pieds en août 2007 sur une commune proche de l'agglomération rémoise a permis de mettre en évidence la présence de populations d'espèces à problème peu connues du grand public.

Ces exemples mettent en exergue que la détection et le suivi de ces espèces constituent des éléments stratégiques qui contribuent activement à une lutte efficace contre ces éléments indésirables. Leur contrôle, enjeux de santé publique, s'insère dans le cadre d'une politique de proximité et de prévention impliquant une large concertation. L'efficacité des actions préventives et curatives dépend en effet directement de la mobilisation et de la coopération d'une multitude d'acteurs publics et privés aussi bien au plan individuel que collectif.

Pour signaler la présence de la plante ou pour plus d'information contacter le Conservatoire Botanique National du Bassin Parisien.

La délégation Centre déménage

Les nouveaux locaux...
© MNHN-CBNBP, J.CORDIER

Depuis sa création en septembre 1999, la délégation Centre est hébergée sur le site de la DIREN Centre. En 2007, la DIREN Centre s'est agrandie et s'est dotée d'une extension afin de pouvoir réunir dans le même bâtiment des services et établissements travaillant sur les milieux naturels et la biodiversité.
Depuis le 23 octobre 2007, La Délégation Centre du CBNBP est maintenant hébergée au 1er rez-de-chaussée du nouveau bâtiment de la DIREN Centre qui accueille également le Service Nature Paysage et Qualité de la Vie et Office national de Chasse et de la Faune Sauvage.
Cette extension e permis au CBNBP de se doter de nouveaux locaux techniques dont une salle laboratoire qui permettra une meilleure fonctionnalité pour les actions de conservation (récolte de graines...) et de gestion.

Première vendange au Conservatoire botanique

Vitis vinifera L. subsp. sylvestris dans le jardin du Conservatoire
photo MNHN-CBNBP, P. BARDIN

Mère de la vigne cultivée (Vitis vinifera L. subsp. vinifera), la vigne sauvage (Vitis vinifera L. subsp. sylvestris (C.C.Gmel.) Hegi) est une espèce lianescente dioïque (pieds mâles et femelles séparés), caractéristique des forêts alluviales où elle accompagne l'Orme lisse (Ulmus laevis Pall.).
Découverte dans la Bassée occidentale par Francis Zanre en 1989, la vigne sauvage est inscrite sur la liste nationale des espèces protégées.
Une bouture prélevée en 2001 dans la station de Grisy-sur-Seine (77) a été plantée dans le jardin du Conservatoire botanique, au pied d'un cerisier, et ne tarda pas à le coloniser.
Quelle fut notre surprise en cette fin août 2007 de la voir porter raisins en abondance ! Malheureusement ce fruit est le produit d'une hybridation avec une variété horticole. Nous allons donc repartir dans la nature à la recherche d'un pied mâle à mettre en culture, afin d'obtenir des graines propres à l'espèce. A suivre ...

Raphaël MASINI et Gilles GARCIA

La Forêt de Cussangy et le rossolis à feuilles rondes (petite plante carnivore)

Le rossolis à feuilles rondes (Drosera rotundifolia) est une petite plante carnivore autrefois connue d'une seule localité dans l'Aube, disparue vers la fin du dix-neuvième siècle.
Lors de la fameuse tempête du 26/12/1999 de nombreux grands pins (certainement plantés sur une ancienne lande acide) sont tombés à terre. Très rapidement est apparu, à l'emplacement d'un arbre déraciné, plusieurs pieds de rossolis.
Patrice Lanfant, découvreur de la station qu'il suit régulièrement depuis 6 ans, constate une augmentation continue du nombre de pieds. On peut supposer que les graines enfouies dans le sol depuis de nombreuses décennies ont pu germer grâce à l'action de la tempête qui a supprimé l'arbre …
Il y a aujourd'hui plusieurs dizaines de pieds dans cette nouvelle station !

La plus vieille carotte du Monde !

photo MNHN - Service audiovisuel, Bernard Faye

La culture in vitro des tissus de plantes fait maintenant partie des techniques routinières de la biotechnologie végétale.
Sans elle, les plantes transgéniques, qui soulèvent actuellement tant de questions, n'auraient jamais vu le jour.
Bien peu de gens, sans doute, savent que les avancées majeures de cette technique ont été réalisées en France, vers la fin des années 30, à partir d'études effectuées sur une banale carotte !
Très loin de la problématique appliquée, il s'agissait surtout, à l'époque, d'unifier la théorie cellulaire, c'est-à-dire de démontrer que la cellule constitue l'unité de base de tout être vivant, animal ou végétal, et que cette cellule est capable de survivre et de se multiplier de façon autonome, alors même qu'elle provient d'organismes multicellulaires. La meilleure façon de le prouver était d'isoler des cellules de leur organisme d'origine, de les cultiver à la façon des micro-organismes, et d'obtenir leur survie et leur multiplication.

photo MNHN - Service audiovisuel, Bernard Faye

La faisabilité de la culture des tissus végétaux

L'un des principaux acteurs de cette recherche fut Roger-Jean Gautheret.
Parallèlement, deux autres chercheurs s'intéressaient activement à ce sujet : Pierre Nobécourt à Grenoble et Philip White aux Etats-Unis.
Le premier utilisait comme matériel la racine tubérisée de la carotte et le second les tissus tumoraux d'un hybride de tabac. Après avoir obtenu des résultats encourageants sur les tissus cambiaux de quelques arbres, Roger-Jean Gautheret décida de changer de matériel et d'étudier également la racine de carotte.Reprenant les expériences de Pierre Nobécourt et s'inspirant de celles de Philip White,il réussit en 1937, non seulement à déclencher la prolifération des fragments de carotte, mais aussi à entretenir la croissance des tissus nouvellement formés qui continuèrent à proliférer après repiquage : la faisabilité de la culture indéfinie des tissus végétaux était démontrée et la première souche de tissus végétaux était née !
Ces résultats furent publiés à l'Académie des Sciences en janvier 1939. Quelques jours auparavant, un article de Philip White dans l'American Journal of Botany avait annoncé la possiblité de cultiver indéfiniment les tissus tumoraux de tabac. Quelques semaines après, Pierre Nobécourt confirmait, à la Société de Biologie de Lyon, les résultats de Roger-Jean Gautheret.

Devenu professeur titulaire à la Faculté des Sciences de Paris, Roger-Jean Gautheret y créa le laboratoire d'Histophysiologie végétale dont l'activité était totalement axée sur l'étude des tissus cultivés in vitro. La souche initiale de tissus de carotte y fut précieusement entretenue et des souches de nombreuses autres espèces y virent le jour.
Au printemps 1968, les manifestations estudiantines secouaient le quartier latin. Roger-Jean Gautheret eut quelques craintes pour son laboratoire et décida de déménager une partie de sa bibliothèque et de ses cultures à la Station de Biologie végétale "Armand de Richelieu", à Cherré dans la Sarthe, dont il avait été nommé Directeur en 1958.
Secondé sur place par l'un de ses élèves, Roland Leroux, il y avait créé un laboratoire également axé sur la culture des tissus végétaux. Lorsque les échauffourées parisiennes se furent calmées, la bibliothèque et les souches regagnèrent la rue Cuvier, mais des échantillons d'une partie des tissus furent conservés à Cherré et régulièrement entretenus par René Veillé, le technicien du laboratoire, sous l'oeil vigilant de Roland Leroux.

Au début des années 1990, les moyens budgétaires réduits de la Station imposant des restrictions, la difficile décision de cesser l'entretien de la majorité des souches de tissus dut être prise. Une seule des souches de Roger-Jean Gautheret fut conservée, celle de carotte, dont l'intérêt historique et patrimonial n'avait pas échappé à Gérard Hunault qui avait succédé à Roland Leroux à la tête de la Station. Entretenus depuis l'origine sur le milieu initialement défini par Roger-Jean Gautheret, les tissus avaient toutefois tendance à péricliter, ce qui était peut-être le signe d'une dérive génétique.
Le renouveau du site de Cherré, suite à son rattachement au MNHN en 1996, a été accompagné d'un regain d'intérêt pour la souche devenue objet de collection et qu'il importait absolument de conserver. Diverses modifications des conditions de culture ont permis de la revigorer. Sur un milieu plus adapté, 63 ans après leur isolement, les cellules de la carotte de 1937 prolifèrent toujours activement. Belle performance pour une plante normalement bisannuelle !
Cette souche de carotte, sur laquelle a été réalisée une découverte scientifique majeure - la culture de tissus in vitro - par Roger-Jean Gautheret, fait maintenant partie du patrimoine scientifique mondial. Le Conservatoire botanique national du Bassin parisien, qui en a la garde, veille désormais scrupuleusement à sa conservation.

Références
  • GAUTHERET Roger. 1939 - Sur la possibilité de réaliser la culture indéfinie des tissus de tubercule de carotte. Comptes Rendus de l'Académie des Sciences, 208 (2) : 118-120.
  • GAUTHERET Roger. 1939 - Sur la mesure de la croissance des tissus de Carotte cultivés in vitro. Comptes Rendus de l'Académie des Sciences, 208 (17) : 1340-1342.
  • DESMAREST Patrice. 1998 - La vie et l'oeuvre de Roger-Jean Gautheret. C.R. Acad. Agric. Fr. 84(7) : 215 - 220.

Sur la trace des botanistes du XIXème siècle

En février 1999, M. Marcel BOURNERIAS transmettait au CBNBP des cahiers de terrain d'anciens botanistes parisiens (MM. BIMONT, GUINET, de VERGNES), allant des années 1895 à 1950 environ.
Ces carnets contiennent notamment des croquis de localisation de stations de plantes intéressantes, aujourd'hui souvent protégées.
Une première exploitation expérimentale de ces données anciennes a été tentée au printemps 1999. Il s'agissait d'essayer de retrouver des stations d'après les croquis.
Le résultat s'est révélé encourageant puisque 40 % des 21 stations visitées et des 15 espèces concernées ont été retrouvées (et décrites). Une fiche type de compte-rendu a été mise au point et remplie systématiquement, quel que soit le résultat de la visite. Plus de 150 croquis restent maintenant à exploiter.

Nom : Sisymbrella aspera (Cresson rude)
Rareté en Ile-de-France : espèce très rare
Protection zone CBNBP : espèce protégée en Ile-de-France

Source : cahier "BIMONT", page 62, comprenant un croquis et le recopiage d'une lettre de Lebrun à Ory, datée du 30 avril 1921
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